L'habitat des saïgas




Une espèce dépendante des déserts eurasiatiques.

Le saïga  est la seule espèce d’antilope naturellement présente en Eurasie. Pour survivre, elle dépend d’un environnement particulier, caractérisé par des paysages ouverts, des conditions climatiques arides et de vastes espaces. 

Globe Eurasie

Les déserts d'Asie centrale

Les saïgas habitent dans de  vastes plaines au Kazakhstan, en Russie méridionale et en Mongolie occidentale. Ces territoires forment ce qu’on appelle la steppe eurasiatique : l’alliance  entre une prairie et un désert.

Caractéristiques principales :

  • Relief plat ou légèrement ondulé
  • Absence presquetotale d’arbres
  • Sols secs et souvent salins
  • Végétation rase dominée par les graminées et armoises
  • Ressources alimentaires très variables selon les saisons

Ce paysage peut est considérer comme vide pour l’humain, mais il constitue un habitat très riche pour les espèces adaptées aux milieux en pleine air..

Le saïga dépend particulièrement des plantes résistantes à la sécheresse, capables de repousser rapidement après de courtes périodes de pluies. Telle que les Armoises, Stipes, Kochia et Anabasis.

Un environnement en changement constant

La steppe n’est pas stable, chaque saison transforme complètement le paysage.

  • Printemps

Après la fonte des neiges, la végétation pousse rapidement.
C’est la période de reproduction et des naissances.

  • Été

La chaleur peut dépasser 40 °C.
Les plantes sèchent, les animaux se déplacent vers les zones plus fraîches.

  •  Automne

Retour de pâturages plus nutritifs après les pluies.
Les troupeaux accumulent des réserves.

  • Hiver

Températures pouvant descendre sous −30 °C avec blizzards.
 Migration massive vers des zones moins enneigées

L'importance de la migration

Réservoir écologique

Les saïgas sont des  migrateurs. Ils sont comparer  aux grandes migrations africaines.
Les troupeaux peuvent parcourir entre  300 et 1 000 km par an.

Ces déplacements permettent :

  • d’éviter les zones gelées

  • d’accéder à plus de nourriture

  • de réduire la compétition alimentaire

  • d’assurer la survie des nouveau-nés

  •  

Les femelles choisissent des plaines très ouvertes pour mettre bas afin que la visibilité protège les petits des prédateurs.

Sans corridors écologiques continus, cette stratégie de survie devient impossible.

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